Bonjour Lecteur, Lectrice,
Je suis Laurence INK, vous me connaissez peut-être déjà ou vous ne me connaissez pas. Mais si vous arrivez sur cette page, c’est que nous avons quelque chose en partage.
Ce blog est une main tendue, une boite à textes libres, un jardin de philosophie ouvert à toutes les promenades.
Du Grand Nord à Madagascar, de la Côte de Jade à la Provence de Bosco, de livres en livres, de la marche à la méditation, le Monde est un éternel étonnement.
La Montagnette
- Pérégrinations littéraires
La falaise de la Montagnette domine le village. Des escarpements de roche jaune pâle, se fragilisant parfois en feuilletage plus sombre, plissures d’origami, troués de cavités de carrière parfois investies de maisons troglodytes, des pans muselés par des treillis de fer, ou mitraillés de trous d’insectes, le tout surmonté d’une dense chevelure de pins et d’arbustes au travers desquels grimpe le sentier abrupt. Sur le plateau, mordu par les ravages d’un incendie récent, les formes trapues, tordues des oliviers d’un gris bleuté, alignés jusqu’aux bornes de pierres levées, vigilantes.Lire la suite →
Le parfum du riz
- Pérégrinations littéraires
Marcher, trouver son souffle, faire confiance au corps qui répond, oublier quelques heures le temps qui passe, qui vieillit, qui pèse.
Jouir de la fraicheur de la brise des crêtes sur le front, le cou, en sueur.
Dans un large creux de plaine, des rizières fraîchement repiquées se découpent, à la patiente espérance, du vert cru de la première pousse. S’étageant en mosaïques sur les flancs des collines, les carrés de terre grasse, en blocs taillés à l’angady, en attente de l’eau, encore en attente du patient travail des femmes aux dos courbés. Des villages éparpillés miroitent de leurs toits de tôle chapeautant leurs murs d’argile rouge. Plus haut encore, le persistant velours moiré de la savane sèche couvrant les sommets, ponctuée de rares touffes vertes.Lire la suite →
Jouir de la fraicheur de la brise des crêtes sur le front, le cou, en sueur.
Dans un large creux de plaine, des rizières fraîchement repiquées se découpent, à la patiente espérance, du vert cru de la première pousse. S’étageant en mosaïques sur les flancs des collines, les carrés de terre grasse, en blocs taillés à l’angady, en attente de l’eau, encore en attente du patient travail des femmes aux dos courbés. Des villages éparpillés miroitent de leurs toits de tôle chapeautant leurs murs d’argile rouge. Plus haut encore, le persistant velours moiré de la savane sèche couvrant les sommets, ponctuée de rares touffes vertes.Lire la suite →
Misophonie
- Brèves
Broyage croustillant de chips mâchées sur un siège arrière, dans un TGV.
Penser à autre chose, regarder le paysage.
Ne pas visualiser les lèvres luisantes, les doigts graisseux, brillants de sel.
Bloquer la salivation.
Ne pas se retourner.
Le mangeur (mangeuse) sonore de chips ne se nourrit pas, il (elle) revendique une légèreté, une insouciance. Proclame son hédonisme de jouisseur buccal.Lire la suite →
Penser à autre chose, regarder le paysage.
Ne pas visualiser les lèvres luisantes, les doigts graisseux, brillants de sel.
Bloquer la salivation.
Ne pas se retourner.
Le mangeur (mangeuse) sonore de chips ne se nourrit pas, il (elle) revendique une légèreté, une insouciance. Proclame son hédonisme de jouisseur buccal.Lire la suite →
Le pousse pousse, ou Xiangzi le chameau, de Lao She
- Partages Coups de coeur
C’est un roman d’une poignante réalité, surtout lu depuis Madagascar où les pauvres destins sont ordinaires. Une sorte de sombre David Copperfield chinois dont le lecteur émerge avec difficulté, touché au cœur dans sa perception empathique du monde. Car au-delà de l’histoire fictionnelle du héros, tireur de pousse-pousse, le chef d’œuvre de Lao She est aussi le récit d’un parcours initiatique, avec ses fulgurances magnifiques de la jeunesse, ses fraternités et ses tromperies, ses moments de partages généreux et ses solitudes, qui, par une lente perte de foi, glisse vers une inéluctable issue. C’est l’histoire de Rakoto, quat’mi de Tananarive, ou de Michel, clochard de Paris, des vies pour rien, des existences injustes et tragiques, d’autrefois et d’aujourd’hui, si près de nous.Lire la suite →
Le droit d’espérer
- Pérégrinations littéraires, Souvenirs
Dans les rues de Tananarive, le jour, la nuit, des êtres vivent, survivent, se débattent avec des destins intraduisibles. Au bord des bacs d'ordures, ils agrègent leurs peurs et leurs désespérances que notre regard frôle mais qui s'enfoncent dans des ténèbres d'humanité où nous ne pouvons pas les suivre. Leurs rêves se dissolvent dans l'alcool et emportent avec eux jusqu'aux derniers parfums de fumée des maisons de leur enfance. Des couples se nouent et se dénouent, des gens s'aiment et se haïssent, des enfants naissent pour n'avoir pas d'avenir.Lire la suite →
Le Plastique et nous
- Brèves
Echec des négociations de Genève pour la limitation de l'usage du plastique (15 août 2025)
185 pays se sont réunis, ou du moins leurs représentants, pour aboutir à un statu quo : produisons, produisons, il en restera toujours quelque chose.
Il nous reste la liberté de ne plus acheter, comme le disait Coluche. Maintenant...Lire la suite →
185 pays se sont réunis, ou du moins leurs représentants, pour aboutir à un statu quo : produisons, produisons, il en restera toujours quelque chose.
Il nous reste la liberté de ne plus acheter, comme le disait Coluche. Maintenant...Lire la suite →
Apprendre à vivre
- Archives
La vie s'enfle, s'étonne, se brise et s'éveille.
Nous n'écoutons qu'indécis, enfants distraits par le bruit d'une feuille déchirée par le vent. Nos doigts se crispent dans l'insaisissable, et nos cœurs sont durs comme des poings fermés. Quand donc apprendrons-nous à vivre ?Lire la suite →
Nous n'écoutons qu'indécis, enfants distraits par le bruit d'une feuille déchirée par le vent. Nos doigts se crispent dans l'insaisissable, et nos cœurs sont durs comme des poings fermés. Quand donc apprendrons-nous à vivre ?Lire la suite →
Nos enfants en photo
- Brèves
L'IA n'invente rien, elle "retravaille" des photos d'enfants apparaissant notamment sur les réseaux sociaux. N'importe lequel enfant, le vôtre, ou celui du village malgache traversé...
L'IA est un outil, à la disposition de toutes les mains. Sans état d'âme.Lire la suite →
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Aubergines et tomates
- Le Bien manger
L'aubergine nous vient d'Asie du sud et du Moyen Orient et la première mention du fruit cultivé remonte au 1er siècle avant notre ère. Les Arabes l'introduisent en Méditerranée au IXe siècle, mais elle reste un met mal aimé en Europe jusqu'à aujourd'hui. Elle est pourtant riche en fibres et en vitamines B, peu calorique en tant que tel, si on ne l'asperge pas d'huile qu'elle boit volontiers. Elle s'associe à la tomate, avec bonheur, pour des plats d'été riches en couleurs et en saveurs.Lire la suite →
Forêts en péril
- Brèves
6,7 millions d’hectares de forêts primaires tropicales ont disparu en 2024. En sont responsables les incendies se propageant dans des zones asséchées par le changement climatique, qui viennent parfois aggraver les défrichements pour l’élevage, la culture, l’exploitation forestière et/ou minière. (Rapport du 21 mai, de l’Observatoire mondial des Forêts du World Ressource Institute)Lire la suite →
Le Chou pointu
- Le Bien manger
Le chou pointu est un légume de printemps et se trouve sur tous les marchés. Riche en vitamines (Vitamine C, plus encore que le chou blanc, B6, B12, D), en minéraux (magnésium, calcium, fer, potassium) et en fibres. il est peu calorique (25 calories / 100 gr) et pauvre en sucre
Aussi bon cru que (vite) cuit, plus doux que le chou blanc, c’est un légume top pour la santé et un vrai délice lorsqu'il est traité avec délicatesse.Lire la suite →
Aussi bon cru que (vite) cuit, plus doux que le chou blanc, c’est un légume top pour la santé et un vrai délice lorsqu'il est traité avec délicatesse.Lire la suite →
Un promeneur solitaire dans la foule
- Brèves
« Dans la marche, la conscience commence par devenir silencieuse, puis elle reste en suspens et finit par disparaître. On s’intéresse à tout ce qui nous est extérieur, de sorte que, par intervalles, pendant des heures, on en arrive pratiquement à n’être plus personne »
Antonio Munoz Molina, Un promeneur solitaire dans la foule Lire la suite →
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