Bonjour Lecteur, Lectrice,
Je suis Laurence INK, vous me connaissez peut-être déjà ou vous ne me connaissez pas. Mais si vous arrivez sur cette page, c’est que nous avons quelque chose en partage.
Ce blog est une main tendue, une boite à textes libres, un jardin de philosophie ouvert à toutes les promenades.
Du Grand Nord à Madagascar, de la Côte de Jade à la Provence de Bosco, de livres en livres, de la marche à la méditation, le Monde est un éternel étonnement.
Les draps ouverts
- Brèves
Si le temps s’arrêtait, / Et nous était donné,
Nous serions les gardiens / Des bonheurs éphémères.
Nous serions l’étincelle / De feux jamais éteints.
Nous n’aurions jamais peur / Au cœur des draps ouverts.Lire la suite →
Nous serions les gardiens / Des bonheurs éphémères.
Nous serions l’étincelle / De feux jamais éteints.
Nous n’aurions jamais peur / Au cœur des draps ouverts.Lire la suite →
L’Empire du sommeil
- Brèves
Dans les rues de Tananarive, le jour, la nuit, des êtres vivent, survivent, se débattent avec des destins intraduisibles. Au bord des bacs d'ordures, agrégeant leurs peurs et leurs désespérances s'enfonçant dans des ténèbres d'humanité où nous ne pouvons pas les suivre. Leurs rêves se dissolvent dans l'alcool, oublient jusqu'aux parfums de fumée des maisons de leur enfance. Des couples se nouent et se dénouent, des gens s'aiment et se haïssent, des enfants naissent pour n'avoir pas d'avenir.Lire la suite →
Itinéraires malgaches Saison 2 – 1
- Archives, Traces
Quitter la Réunion, sa moiteur et ses plages, île minuscule drapée dans ses voies rapides et son drapeau français, traverser un dernier espace de mer étale sur laquelle le Catherine Delmas allégé tangue et saute, et toucher le port à Tamatave, c'est remonter le temps.
Dans la rade, traînent quelques bateaux rouillés, des pirogues d'où des pêcheurs lancent leurs filets. Le pilote nous a fait longtemps attendre, un vieux et petit Malgache renfrogné, tirant sur sa cigarette avec délectation. Dans un anglais zézayant, sans cesser d’ajuster ces lunettes, il nous guide vers la terre, un paysage de plaines littorales butant sur des plateaux plus lointains, perdus dans une brume de chaleur. Sur les quais, les dockers arrivent par petits groupes, à pied, à vélo ou débarquant de vieilles camionnettes, pareils à des badauds venus là au...Lire la suite →
Dans la rade, traînent quelques bateaux rouillés, des pirogues d'où des pêcheurs lancent leurs filets. Le pilote nous a fait longtemps attendre, un vieux et petit Malgache renfrogné, tirant sur sa cigarette avec délectation. Dans un anglais zézayant, sans cesser d’ajuster ces lunettes, il nous guide vers la terre, un paysage de plaines littorales butant sur des plateaux plus lointains, perdus dans une brume de chaleur. Sur les quais, les dockers arrivent par petits groupes, à pied, à vélo ou débarquant de vieilles camionnettes, pareils à des badauds venus là au...Lire la suite →
Nos cerfs-volants
- Brèves
Les tempêtes passeront, reviendront les beaux jours.
Les beaux jours se briseront en de nouveaux orages.
L’arc-en-ciel se dessine dans la pluie. Le soleil viendra dessécher la terre.
Ainsi vont nos humeurs, sous d’imperceptibles brises, ainsi vont nos vies, éphémères.
Demain, nous ne serons plus, comme ceux qui ont rêvé avant nous.
Nos pensées virevoltent, comme cerfs-volants au vent.Lire la suite →
Les beaux jours se briseront en de nouveaux orages.
L’arc-en-ciel se dessine dans la pluie. Le soleil viendra dessécher la terre.
Ainsi vont nos humeurs, sous d’imperceptibles brises, ainsi vont nos vies, éphémères.
Demain, nous ne serons plus, comme ceux qui ont rêvé avant nous.
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Itinéraires malgaches 13
- Archives, Traces
13 – 5 :45 am
L’île Sainte-Anne, à l’est, est la première à s’éclairer de soleil. Le ventre des nuages au-dessus de la crête est d’un bleu violet, puis monte en rose, jaune, avant le bleu du ciel lui-même, en exacte réplique de celui de la mer. Plus loin, cela se dilue en clarté, par larges plaques, selon les courants. Au nord, se distingue une autre petite île, puis une plus grande. Le regard s’aiguise et c’est tout une guirlande qui se dessine maintenant en arc de cercle et que je m’amuse à dénommer : Silhouette, Île du nord, Aride, Curieuse, Praslin, Cousin, Félicité, La Digue, Frégate… Au-delà, il y a encore Poivre, Boudeuse, Desroches… Et puis, les atolls de Farquhar, le groupe Aldabra, les Comores... Madagascar …Lire la suite →
L’île Sainte-Anne, à l’est, est la première à s’éclairer de soleil. Le ventre des nuages au-dessus de la crête est d’un bleu violet, puis monte en rose, jaune, avant le bleu du ciel lui-même, en exacte réplique de celui de la mer. Plus loin, cela se dilue en clarté, par larges plaques, selon les courants. Au nord, se distingue une autre petite île, puis une plus grande. Le regard s’aiguise et c’est tout une guirlande qui se dessine maintenant en arc de cercle et que je m’amuse à dénommer : Silhouette, Île du nord, Aride, Curieuse, Praslin, Cousin, Félicité, La Digue, Frégate… Au-delà, il y a encore Poivre, Boudeuse, Desroches… Et puis, les atolls de Farquhar, le groupe Aldabra, les Comores... Madagascar …Lire la suite →
Itinéraires malgaches 12
- Archives, Traces
12- Seychelles.
Il y a dans toute mémoire, à jamais inscrites dans ses replis, des images porteuses d’un bonheur insensé. Pour moi, une silhouette de jeune aulne courbé sous le poids de la neige, se découpant sur l’indigo du ciel ; un Baou escarpé au-dessus d’un cimetière de Haute Provence ; le visage d’un homme aimé, encadré par les pointes relevées de son col de vareuse ; un certain nouveau-né dans les bras de sa mère ; l’espace ouvert d’un lac gelé, encadré de forêt sombre, dans la clarté lunaire d’une nuit glaciale de février ; l’aiguillon du dôme de l’Institut de France dans la lumière dorée d’un automne parisien… Ce sont mes clochers de Martinville. Le Morne de Mahé, ceint de forêt tropicale, en est un.Lire la suite →
Il y a dans toute mémoire, à jamais inscrites dans ses replis, des images porteuses d’un bonheur insensé. Pour moi, une silhouette de jeune aulne courbé sous le poids de la neige, se découpant sur l’indigo du ciel ; un Baou escarpé au-dessus d’un cimetière de Haute Provence ; le visage d’un homme aimé, encadré par les pointes relevées de son col de vareuse ; un certain nouveau-né dans les bras de sa mère ; l’espace ouvert d’un lac gelé, encadré de forêt sombre, dans la clarté lunaire d’une nuit glaciale de février ; l’aiguillon du dôme de l’Institut de France dans la lumière dorée d’un automne parisien… Ce sont mes clochers de Martinville. Le Morne de Mahé, ceint de forêt tropicale, en est un.Lire la suite →
Itinéraires malgaches 11
- Archives, Traces
11 - 8 février :
Nous avons quitté la Mer Rouge, pour rejoindre le Golfe d’Aden. Mer d’un bleu clair et vif que je ne lui avais encore jamais vu.
Au Cap de Raas Caseyr (Guardafui), à la pointe de la Somalie, nous avons espéré des baleines, en vain. La nuit est tombée très vite, avec un soleil d’Afrique écarlate et charnu s’enfonçant à vue d’œil derrière l’horizon, sans même tacher la mer de sang. Un instant, un autre bateau était là, sur la courbe entre mer et ciel, avant de disparaître dans l’obscurité. Au travers de tout cela, un oiseau est passé.
Il n’y a rien à dire. Comme la certitude du dérisoire vient facilement au cœur, parfois…Lire la suite →
Nous avons quitté la Mer Rouge, pour rejoindre le Golfe d’Aden. Mer d’un bleu clair et vif que je ne lui avais encore jamais vu.
Au Cap de Raas Caseyr (Guardafui), à la pointe de la Somalie, nous avons espéré des baleines, en vain. La nuit est tombée très vite, avec un soleil d’Afrique écarlate et charnu s’enfonçant à vue d’œil derrière l’horizon, sans même tacher la mer de sang. Un instant, un autre bateau était là, sur la courbe entre mer et ciel, avant de disparaître dans l’obscurité. Au travers de tout cela, un oiseau est passé.
Il n’y a rien à dire. Comme la certitude du dérisoire vient facilement au cœur, parfois…Lire la suite →
Itinéraires malgaches 10
- Archives, Traces
10 - Aden
Nuit opaque des Tropiques. Ce soir, au coucher du soleil, l’horizon est resté longtemps visible, une mer très noire en dessous, le ciel clair encore où scintillaient deux planètes plein ouest, l’une au-dessus de l’autre. Lentement, le sombre de la mer est montée, pour tout aspirer.
Nuit opaque de la cabine de pilotage. Rideaux tirés, lueurs vertes des écrans, silence et silhouettes furtives. Dehors, le ciel est frémissant d’étoiles ; ça et là des lumières blanches, rouges et vertes, trahissent le voisinage d’autres bateaux, invisibles de jour. Tous avancent d’un même élan vers le cap, qu’un phare clignotant avec fatigue, révèle. Derrière : Aden.Lire la suite →
Nuit opaque des Tropiques. Ce soir, au coucher du soleil, l’horizon est resté longtemps visible, une mer très noire en dessous, le ciel clair encore où scintillaient deux planètes plein ouest, l’une au-dessus de l’autre. Lentement, le sombre de la mer est montée, pour tout aspirer.
Nuit opaque de la cabine de pilotage. Rideaux tirés, lueurs vertes des écrans, silence et silhouettes furtives. Dehors, le ciel est frémissant d’étoiles ; ça et là des lumières blanches, rouges et vertes, trahissent le voisinage d’autres bateaux, invisibles de jour. Tous avancent d’un même élan vers le cap, qu’un phare clignotant avec fatigue, révèle. Derrière : Aden.Lire la suite →
Hypnocratie
- Brèves
L’Hypnocratie ou la nouvelle manière de contrôler les masses.
L’auteur présumé, Jianwei Xu, n’existe pas ou plutôt n’est qu’une figure emblématique du philosophe italien Andrea Colamedici, ayant généré cet essai à l’aide d’IAs.
Supercherie méthodique donc, mais le message n’en est que plus pertinent. A l’heure de la domination de l’information par les algorithmes, les fake news, les discours contradictoires visant à éclater la notion même de vérité, comment résister, comment se préserver, sans pour autant nier cette modernité qui ira de toutes manières de l’avant ?Lire la suite →
L’auteur présumé, Jianwei Xu, n’existe pas ou plutôt n’est qu’une figure emblématique du philosophe italien Andrea Colamedici, ayant généré cet essai à l’aide d’IAs.
Supercherie méthodique donc, mais le message n’en est que plus pertinent. A l’heure de la domination de l’information par les algorithmes, les fake news, les discours contradictoires visant à éclater la notion même de vérité, comment résister, comment se préserver, sans pour autant nier cette modernité qui ira de toutes manières de l’avant ?Lire la suite →
Itinéraires malgaches 9
- Archives, Traces
9 - Mer Rouge
Le ventre du bateau est bien plus que la face immergée de l’iceberg. C’est un dédale opaque, d’escaliers de fer, de trappes, de colonnes massives - conteneurs ajustés coins à coins : dix mètres en plongée, pour vingt-quatre en surface -, de passages étroits, entre tôle et tôle, de compartiments, de cloisonnement, de lézardes silencieuses, de pourrissement latent, de déséquilibres accidentels… En bas, les moteurs ne sont qu’un pouls sourd, à peine perceptible. Sans la brèche imposée par la lampe, la noirceur est celle d’une mine.Lire la suite →
Le ventre du bateau est bien plus que la face immergée de l’iceberg. C’est un dédale opaque, d’escaliers de fer, de trappes, de colonnes massives - conteneurs ajustés coins à coins : dix mètres en plongée, pour vingt-quatre en surface -, de passages étroits, entre tôle et tôle, de compartiments, de cloisonnement, de lézardes silencieuses, de pourrissement latent, de déséquilibres accidentels… En bas, les moteurs ne sont qu’un pouls sourd, à peine perceptible. Sans la brèche imposée par la lampe, la noirceur est celle d’une mine.Lire la suite →
Itinéraires malgaches 8
- Archives, Traces
8 - Le pilote vient d’arriver. Déjà, nos machines tournent. Nos voisins remontent leurs ancres dans un fracas sourd. Un choc mou : c’est la barge d’escorte qui vient nous tamponner de sa bande garnie de pneus. Et nous pousse dans le droit chemin. Aucun homme n’y est visible.
Il n’y a pas d’étoiles. Les hauts réverbères répandent sur l’eau leurs lueurs orangés.Lire la suite →
Il n’y a pas d’étoiles. Les hauts réverbères répandent sur l’eau leurs lueurs orangés.Lire la suite →
Itinéraires malgaches 7
- Archives, Traces
7 - En début d’après-midi, la journée de mardi, nous arrivons devant Port-Saïd. Après ces journées de pleine mer, dans cette gigantesque mare de la Méditerranée, ces découpes de maisons, dans la brume blanche flottant sur l’horizon, étonnent. Nous rejoignons d’autres navires : un vieux paquebot coréen, mangé de rouille, un sous-marin anglais, d’autres porte-conteneurs… La radio éructe des conversations hachées, babelesques. Des bateaux de pêche, pareils à des jouets, se dandinent ça et là. Wait and wait…Lire la suite →