Bonjour Lecteur, Lectrice,
Je suis Laurence INK, vous me connaissez peut-être déjà ou vous ne me connaissez pas. Mais si vous arrivez sur cette page, c’est que nous avons quelque chose en partage.
Ce blog est une main tendue, une boite à textes libres, un jardin de philosophie ouvert à toutes les promenades.
Du Grand Nord à Madagascar, de la Côte de Jade à la Provence de Bosco, de livres en livres, de la marche à la méditation, le Monde est un éternel étonnement.
Itinéraires malgaches 5
- Archives, Traces
5 - Les tourbillons de Charybde et Scylla ont depuis le tremblement de terre de 1783 perdu leur hargne. Et si les connaissances des fonds, aujourd’hui parcourus et sondés, les instruments de précision, ont remplacé l’habitude et le coup d’œil du skipper, les détroits et les caps n’en gardent pas moins leurs génies. Il ne s’agit pas seulement de manœuvres, mais de passage. Aventureux, incertain. La nuit vient y ajouter son halo de mystère.Lire la suite →
Les sillons de l’hiver
- Pérégrinations littéraires
Paysage d’hiver, neige qui s’attarde dans les sillons. Ciel plombé, dont toute luminosité s’est éteinte. Façades de maisons grises, les toits s’égouttent.
Les champs pourtant, peignés de blanc, parlent de vies endormies, de labours suspendus, plus loquaces des travaux des hommes que lorsqu’ils germent et fleurissent.Lire la suite →
Les champs pourtant, peignés de blanc, parlent de vies endormies, de labours suspendus, plus loquaces des travaux des hommes que lorsqu’ils germent et fleurissent.Lire la suite →
Mes lectures 2025
- Partages Coups de coeur
Avec la liberté retrouvée, le bonheur de lire !
D'écouter aussi, car le répertoire des livres audio est de plus en plus riche, et permet d'autres perceptions de textes qui viennent nous parler intimement.
Du libraire avisé aux amis férus de littérature, des podcasts inspirants aux piochages dans des bibliothèques privées ou publiques, les découvertes sont multiples, les appréciations aussi. Reprendre le fil, titre après titre, est une manière de rendre hommage à tous ces auteurs.Lire la suite →
D'écouter aussi, car le répertoire des livres audio est de plus en plus riche, et permet d'autres perceptions de textes qui viennent nous parler intimement.
Du libraire avisé aux amis férus de littérature, des podcasts inspirants aux piochages dans des bibliothèques privées ou publiques, les découvertes sont multiples, les appréciations aussi. Reprendre le fil, titre après titre, est une manière de rendre hommage à tous ces auteurs.Lire la suite →
Le Chant des forêts
- Pérégrinations littéraires
Être à l’affût, être en silence, être parmi, être...
Au spectacle du Chant des forêts, de Vincent Munier, à l’écoute du claquement de bec du Grand Tetra ou des trilles du Troglodyte mignon, me remontent en mémoire d’autres bruissements de forêts, d’autres grincements d’arbres, les cacardements des bernaches traversant le ciel d’automne québécois.Lire la suite →
Au spectacle du Chant des forêts, de Vincent Munier, à l’écoute du claquement de bec du Grand Tetra ou des trilles du Troglodyte mignon, me remontent en mémoire d’autres bruissements de forêts, d’autres grincements d’arbres, les cacardements des bernaches traversant le ciel d’automne québécois.Lire la suite →
Meilleurs voeux 2026
- Brèves
Même lorsque nous n’y serons plus, elle sera toujours là.
Que cette Nouvelle année soit celle de notre changement, pour être digne du monde qui nous entoure.
« Se contenter du monde. Lutter pour qu’il demeure » (Sylvain Tesson, in La panthère des neiges)Lire la suite →
Que cette Nouvelle année soit celle de notre changement, pour être digne du monde qui nous entoure.
« Se contenter du monde. Lutter pour qu’il demeure » (Sylvain Tesson, in La panthère des neiges)Lire la suite →
Itinéraires malgaches 4
- Archives, Traces
4 - Le pilote ne nous rejoint qu’à midi. La matinée a été claire, et j’ai vu le soleil poindre dans un creux de montagne. La Gorgona est toujours visible, là-bas, du côté de la mer. Nous avons déjà levé l’ancre, et longeons à bonne distance le navire de guerre, hérissé et massif, un porte-conteneurs qui est destiné aux Caraïbes, et un bateau de croisière. Nous glissons furtivement vers l’entrée de la baie quand la vedette du port vient se coller à notre flanc, et que l’échelle de corde est lancée au pilote qui y grimpe en se dandinant au-dessus des vagues.Lire la suite →
On verra quand on y sera
- Brèves
Méditer pour faire une pause, méditer pour aller mieux.
Les trois images pour aider à la méditation thérapeutique recommandée par le Dr Patricia Roux-Mérot, psychiatre au CH Landerneau.Lire la suite →
Les trois images pour aider à la méditation thérapeutique recommandée par le Dr Patricia Roux-Mérot, psychiatre au CH Landerneau.Lire la suite →
Itinéraires malgaches 3
- Archives, Traces
3 - 29 janvier
Dès le petit matin, je vais pousser la lourde porte en fer qui me sépare de la plate-forme arrière. La ligne de l’horizon commence à se teinter de rose, réveillant les couleurs de la mer. Nous glissons entre les Alpes encapuchonnées de neige et la Corse, en route vers l’Italie. Dans le sillage du moteur, l’eau est émeraude.Lire la suite →
Dès le petit matin, je vais pousser la lourde porte en fer qui me sépare de la plate-forme arrière. La ligne de l’horizon commence à se teinter de rose, réveillant les couleurs de la mer. Nous glissons entre les Alpes encapuchonnées de neige et la Corse, en route vers l’Italie. Dans le sillage du moteur, l’eau est émeraude.Lire la suite →
Itinéraires malgaches 2
- Archives, Traces
2 - 28 janvier
N'est jamais parti celui qui ne s’est pas promené le long du dock d’un grand port. N'a vraiment voyagé que celui qui, un jour, s'est trouvé là, au pied de la passerelle de coupée, avec son balluchon ou ses cantines, minuscule à coté d'une coque de navire, qu'il soit goélette, paquebot, ou porte-conteneurs.
Un port de commerce est un monde à part. Monstrueux et fascinant. Silhouettes gigantesques des grues, couleurs rouillées, masses balancées des conteneurs à dix mètres au-dessus des têtes, bruits sourds de fer entrechoqué et de chaînes qui coulissent, coques balafrées de rouille où elles régurgitent leurs ancres…Lire la suite →
N'est jamais parti celui qui ne s’est pas promené le long du dock d’un grand port. N'a vraiment voyagé que celui qui, un jour, s'est trouvé là, au pied de la passerelle de coupée, avec son balluchon ou ses cantines, minuscule à coté d'une coque de navire, qu'il soit goélette, paquebot, ou porte-conteneurs.
Un port de commerce est un monde à part. Monstrueux et fascinant. Silhouettes gigantesques des grues, couleurs rouillées, masses balancées des conteneurs à dix mètres au-dessus des têtes, bruits sourds de fer entrechoqué et de chaînes qui coulissent, coques balafrées de rouille où elles régurgitent leurs ancres…Lire la suite →
Itinéraires malgaches 1
- Archives, Traces
Janvier 1999
1- Madagascar. Une île. Les Tropiques. Les végétations luxuriantes, comme dans les livres. Et un peuple dont je ne pouvais rien savoir avant de l’avoir appréhendé au coude à coude, dans la rencontre exigeante avec l’Autre. Dites : « Madagascar ». À quoi pensez-vous ? Quelques images de lémuriens, ces charmantes bêtes, pas vraiment singes, avec leurs yeux langoureux et leurs pattes agiles. Des morts roulés dans des tapis et qu’on transporte en riant, en chantant, dans un concert de battements de tambours et de flûtes dissonantes. Des enfants dans les rues, le nez collé de morve, un t-shirt grisâtre et déchiré flottant autour de leur corps trop maigre, avec leurs mines de biches poursuivis par le chasseur… Pour découvrir, il faut d'abord partir...Lire la suite →
1- Madagascar. Une île. Les Tropiques. Les végétations luxuriantes, comme dans les livres. Et un peuple dont je ne pouvais rien savoir avant de l’avoir appréhendé au coude à coude, dans la rencontre exigeante avec l’Autre. Dites : « Madagascar ». À quoi pensez-vous ? Quelques images de lémuriens, ces charmantes bêtes, pas vraiment singes, avec leurs yeux langoureux et leurs pattes agiles. Des morts roulés dans des tapis et qu’on transporte en riant, en chantant, dans un concert de battements de tambours et de flûtes dissonantes. Des enfants dans les rues, le nez collé de morve, un t-shirt grisâtre et déchiré flottant autour de leur corps trop maigre, avec leurs mines de biches poursuivis par le chasseur… Pour découvrir, il faut d'abord partir...Lire la suite →
Eloge du rien
- Brèves
"Qu’est-ce que l’homme apporte avec lui en venant au monde ? Rien. Qu’en remporte-t-il quand il sort ? Rien.
Saladin, un des plus grands et des plus vaillants princes qui aient été parmi les Mahométans, et qui possédait les plus beaux États de l’Orient, commanda en mourant qu’on attachât au bout d’une pique un morceau de drap dans lequel il avait été enseveli, et que des hérauts allassent crier par toute la ville : 'Voilà tout ce que le Grand Saladin emporte de toutes ses pompes et de ses immenses richesses'."Lire la suite →
Saladin, un des plus grands et des plus vaillants princes qui aient été parmi les Mahométans, et qui possédait les plus beaux États de l’Orient, commanda en mourant qu’on attachât au bout d’une pique un morceau de drap dans lequel il avait été enseveli, et que des hérauts allassent crier par toute la ville : 'Voilà tout ce que le Grand Saladin emporte de toutes ses pompes et de ses immenses richesses'."Lire la suite →
Graines de riz
- Pérégrinations littéraires
Départ de Tana – le long du By-pass
Dans la turbulence urbaine du jeune matin, des enfants partent à l’école dans leurs petites blouses d’uniformes. Brunes, rose, vertes... Certains sont seuls, d’autres par petits groupes – le trottoir, s’il y en a un, n’est pas large. Des garçons crânent et s’agitent par sautillement, des filles bavardent avec animation. D’autres sont tenus, tirés, par la main d’un parent, d’un gardien, d’une nénène, à califourchon sur un cadre de bicyclette, coincés entre ventre et dos sur un scooter, juchés sur la rondeur d’un réservoir de moto... Des tous petits, qui trottinent, enveloppés dans leurs blouses comme des bonbons acidulés, derrière le grand pas d’un adulte, ou portés sur le dos, comme celui-là, par une femme en sueur...Lire la suite →
Dans la turbulence urbaine du jeune matin, des enfants partent à l’école dans leurs petites blouses d’uniformes. Brunes, rose, vertes... Certains sont seuls, d’autres par petits groupes – le trottoir, s’il y en a un, n’est pas large. Des garçons crânent et s’agitent par sautillement, des filles bavardent avec animation. D’autres sont tenus, tirés, par la main d’un parent, d’un gardien, d’une nénène, à califourchon sur un cadre de bicyclette, coincés entre ventre et dos sur un scooter, juchés sur la rondeur d’un réservoir de moto... Des tous petits, qui trottinent, enveloppés dans leurs blouses comme des bonbons acidulés, derrière le grand pas d’un adulte, ou portés sur le dos, comme celui-là, par une femme en sueur...Lire la suite →