J., mon ami l’Écrivain, me l’avait promis, avec son grand rire franc :
« Et puis, nous passerons dans mon village. »
Ankazomborona. Là où est l’arbre des oiseaux.
Je l’avais rêvé avec les mots de ses nouvelles : mangroves et falaises habitées de génies, pirogues emportant chaque matin les pêcheurs vers le large... Un monde à part, caché, unique, entre Tananarive la Rouge et Diego la Blanche.
Des jours, des nuits de poussière, de cahots, de bains volés au hasard des rivières, de repas vite avalés sur un coin de table graisseuse... Mais aussi des maisons amies, des hôtels rudimentaires, des brochettes brûlantes sur une place de marché, des beignets de bananes à l’aube, des rires et des chants pour faire oublier aux enfants la longueur de la route.
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