Marcher, trouver son souffle, faire confiance au corps qui répond, oublier quelques heures le temps qui passe, qui vieillit, qui pèse.
Jouir de la fraicheur de la brise des crêtes sur le front, le cou, en sueur.
Dans un large creux de plaine, des rizières fraîchement repiquées se découpent, à la patiente espérance, du vert cru de la première pousse. S’étageant en mosaïques sur les flancs des collines, les carrés de terre grasse, en blocs taillés à l’angady, en attente de l’eau, encore en attente du patient travail des femmes aux dos courbés. Des villages éparpillés miroitent de leurs toits de tôle chapeautant leurs murs d’argile rouge. Plus haut encore, le persistant velours moiré de la savane sèche couvrant les sommets, ponctuée de rares touffes vertes.
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