Mes annotations :
Inoubliable 🦋​            Références Article ​🖋️​              J’aime ​♥️ 💙​
Un bon moment🌹​           Instructif ​🎓​                Sans intérêt ​💤​

💙​ Isabelle Maroger, Lebensborn (Bayard Graphie, 2024)

💙​ Olivier Norek, Les guerriers de l’hiver (Pocket, 2024)

🌹 Isube Masuji, La Salamandre (Picquié, trad. du japonais par Martine Jullien, 1990)

♥️ Laurent Gaudé, Pour seul cortège (Acte Sud, 2012)

♥️ Bruce Machart, Le sillage de l’oubli (Gallmeister, 2012, traduit de l’américain par Marc Amfreville)

💙 Louis Gardel, La baie d’Alger (Seuil, 2007)

💙 Anne Marie Garat, La source (Acte Sud, 2015)

🦋​ Han Kang, La végétarienne (Le serpent à plumes, trad. du coréen par Jeong Eun-Jin et Jacques Batilliot 2007)

💙 Tahar Ben Jelloun, Le mariage de plaisir, (v. audio narrée par Hervé Pierre, 2017)

🦋​ Henri Bosco, Le Renard dans l’île (Gallimard Blanche, 1965, ill. de Jean Palayer)

🦋​ Henri Bosco, L’Ane culotte (1967)

🦋​ Henri Bosco, Bargabot (1968)

💙 Henry Bauchau, L’enfant bleu (Actes Sud, 2004)

💙 Marie Gazeau, Une vie près de la terre (First éditions, 2022)

💙 Sylvie Germain, Brèves de solitude (Albin Michel, 2021)

💙 Florence Seyvos, Un perdant magnifique (Éditions de l’Olivier, 2025)

♥️ Leonardo Padura, Hérétiques (Points, traduit de l’espagnol – Cuba – par Elena Zayas, 2016)

💙 Miguel Bonnefoy, Le Rêve du jaguar (v. audio narrée par M. Bonnefoy, Zelda Perez et Bertrand Pazos, 2024)

🦋 Abe Kobo, Le cahier Kangourou (Gallimard, traduit du japonais par René de Cecatty et Ryôji Nakamura, 2003)

♥️ Bérénice Pichot, La petite bonne (v. audio narrée par Véronique Vella et Marilou Aussiloux, 2024)

♥️ Hélène Gestern, Cezembre (v. audio narrée par Renaud Bertin Cordoliani et Blanche Leleu, 2025)

🦋 Ismail Kadare, Le général de l’armée morte (Poche, traduit de l’albanais par Jusuf Vrion, 1988)

♥️  Ismail Kadare, Avril brisé (liseuse, traduit de l’albanais par Jusuf Vrion, 2023)

🌹Dan shi, Mémoire d’un eunuque dans la Cité interdite (Picquier Kindle, traduit du chinois par Nadine Perront, 1995)

💙 Peter May, Le braconnier du lac perdu (Rouergue, traduit de l’anglais par Jean-René Dastugue, 2012)

💙 Erri de Lucas, Les règles du mikado (v. audio narrée par Charlotte Campana, et Jean-Loup Horwitz (02/05/2024)

🎓​ François Broche, La cavale des collabos (Nouveau Monde, 2023)

🦋 Amin Maalouf, Les Croisades, vues par les Arabes (J’ai Lu, 1983)

🖋️ Lao She, Le pousse-pousse (Picquier, traduit du chinois par François et Anne Cheng, 1990)

💙 Franck Thilliez. Il était deux fois (Poche, 2020)

🎓​ Fanny Nusbaum, Le secret des performants (Odile Jacob, 2021)

🎓​ Fanny Nusbaum, Dominique Sappey-Marinier, et Olivier Revol, Les philos-cognitifs , ils n’aiment que penser, et penser autrement… (Odile Jacob Kindle, 2019)

🦋 Alfred Bertram Guthrie, La route de l’Ouest (Actes Sud Kindle, traduit de l’américain par Jacques Dilly, 2014)

💙 Philippe Jaenada, La Serpe (Julliard Kindle, 2017)

♥️ Mario Rigoni Stern, Histoire de Tönle (Gallmeister Liseuse, traduit de l’italien par Laura Brignon, 2023)

🌹 Toshihazu Kawaguchi, Tant que le café est encore chaud (Poche, traduit du japonais par Miyako Slocombe, 2022)

♥️ Giuliano da Empoli, L’heure des prédateurs (v. audio narrée par Pierre-François Garel, 2025)

🎓​ Michèle Cointet, La Milice française (Tallandier, 2020)

💙 Evgueni Zamiatine, Nous (Actes Sud, Traduit du russe par Hélène Henry, 2017)

💤​ Thomas Mann, La montagne Magique (Fayard Liseuse, traduit de l’allemand par Claire de Oliveira, 2016)

🌹Hélène Gestern, 555 (Folio Kindle, 2022)

🦋 Eco Umberto, Le nom de la Rose (Grasset Liseuse, traduit de l’italien par Jean-Noel Schifano, 1982)

​💤 Niko Tackian, Respire (Calman Levy, 2022)

​💤 Yusuke Kishi, La leçon du mal (10/18, traduit du japonais par Diane Durocher, 2022)

♥️ Chalandon Sorg, Le livre de Kells (v. audio narrée par Féodor Atkine, 2025)

🌹 Philippe Collin, Le Barman du Ritz (v. audio narrée par Florian Wormser, 2024)

💙 Mo Yan, Grenouilles (Seuil, traduit du chinois par Chantal Chen-Andro, 2011) – Prix Nobel de littérature

🌹Kjell Eriksson, Le Cercueil de pierre  (Babel, traduit du suédois par Philippe Bouquet, 2008)

A y voir de plus près...

💙 Isabelle Maroger, Lebensborn (Bayard Graphie, 2024)

                         Roman graphique

     Isabelle Maroger, avec un graphisme simple et convaincant, évoque son histoire familiale et le Lebensborn où sa mère, Katherine, avait été mise au monde, fille d’une jeune Norvégienne et d’un soldat allemand. Ces pouponnières nazies (15 000 enfants entre 1943 et 1945) créées dès 1935 par Heinrich Himmler, avaient vocation à favoriser le développement de lignées de « vrais » aryens.

*A noter qu’en 1999 et 2018, l’État norvégien a reconnu sa responsabilité dans les maltraitances subies après-guerre par ces pupilles des Lebensborn nés sur son territoire. En France, une proposition de loi a été déposée au Sénat le 24 avril 2025 pour reconnaître aux enfants nés dans ces structures le statut de victimes de guerre.

💙​ Olivier Norek, Les guerriers de l’hiver (Pocket, 2024)

            Roman historique.

Prix Jean Giono 2024. Prix des Lycéens 2024.

     Ancien capitaine de la PJ en Seine Saint Denis, l’auteur est plutôt connu pour ses (bons) romans policiers. Il signe ici un presque documentaire sur la guerre intentée par l’URSS contre la Finlande (29 novembre 1939 – 13 mars 1940). Ce petit pays, tout juste indépendant, va opposer à l’agresseur une résistance inattendue et patriotique, dans les conditions effroyables de l’hiver nordique, grâce notamment à Simo Häyhä, snipper finlandais exceptionnel, surnommé « la Mort blanche » par les soldats soviétiques. Passionnant d’un point de vue historique, le récit manque parfois d’un peu de densité romanesque.

*La Finlande renforce son programme éducatif pour former sa jeunesse à détecter la propagande et les fausses affirmations, en particulier celles qui pourraient leur parvenir de son voisin russe (1 340 km de frontières).

🌹 Isube Masuji, La Salamandre (Picquié, trad. du japonais par Martine Jullien, 1990)

Nouvelles

Crédit www.salamandre.org

     La nouvelle éponyme, conte assez déroutant, a rendu l’auteur célèbre, et est devenu un grand classique des livres d’école. Les autres textes racontent les aventures anecdotiques de petites gens dans le Japon d’après-guerre, dans un style retenu, presque froid, qui n’émeut guère, à l’exception du Voyage de collecte, adapté ensuite au cinéma. Ce récit linéaire des tribulations d’un journaliste et d’une ancienne prostituée pour recouvrir les créances d’un défunt propriétaire de pension de famille demeure accroché à la mémoire, sans qu’on puisse vraiment définir pourquoi.

*A l’étranger, Isube Masuji (1898-1993) est surtout connu pour son roman Pluie noire, histoire d’une famille touchée par l’explosion de la première bombe atomique

♥️ Laurent Gaudé, Pour seul cortège (Acte Sud, 2012)

            Roman

© Richard Mortel

     La voix ample, incantatrice, de La mort du roi Tsongor est là, elle nous emporte, nous emmène non pas tant dans l’Antiquité que dans le mythe d’Alexandre rêvé par Gaudé. Il faut lâcher prise, écouter les murmures et le bruit des épées qui s’entrechoquent, respirer la poussière et le sang, cheminer, le visage voilé, avec Dryptéis, derrière le cadavre d’Alexandre. Se tenir sur « la frontière entre le monde des vivants et le monde des morts » (L. Gaudé, cité par P. Maury), en suivant les traces de deux destins qui se cherchent dans le brouillard de l’intangible. à lire un jour de pluie ou un soir d’hiver, quand rien ne peut interrompre le songe.

*« Avec Pour seul cortège, je n’ai pas voulu proposer au lecteur la reconstitution d’un épisode de notre Antiquité, j’ai voulu embrasser Alexandre. Le roman historique ne m’intéresse pas, parce qu’il corsète la fiction. Le roman historique ne m’intéresse pas parce que je préfère l’éblouissement à la véracité, l’épique à l’exactitude. Je veux être dans la fièvre plutôt que dans le détail, tenter d’insuffler au livre une énergie chamanique plutôt que rester fidèle à la chronique. » Laurent Gaudé

♥️ Bruce Machart, Le sillage de l’oubli (Gallmeister, 2012, traduit de l’américain par Marc Amfreville)

            Roman

     Cette recommandation de mon libraire a répondu pleinement à ma quête d’un livre fort, romanesque, au style soutenu.  L’histoire de cette fratrie, dominée par un père que la perte de sa femme, à la naissance du cadet, a définitivement plongé dans la colère, nous prend comme un film, nous envoûte de ses senteurs de sueur et de chevaux, nous étourdit de cris et d’appels de rainettes dans le soir mauve, jusqu’à la fin.

* Premier livre (2010) de ce Texan, fils d’agriculteurs d’origine tchèque, né en 1970, il sera suivi l’année suivante d’un recueil de nouvelles Les hommes en devenir, et puis le silence… Ce qui est fort dommage car la voix est puissante, imagée, et poétique par fulgurances dans un univers d’hommes, brutal et entier.